ESSAI - Road trip en Lotus Evora : une GT pas comme les autres.

L'automne est arrivé, les feuilles tombent et la brume se dépose... Mais cela ne m'a empêché de prendre la route et de l'apprécier. Lotus Luxembourg m'a offert la chance et le plaisir de prendre le volant de leur Evora GT410 pour un road trip dans les cantons luxembourgeois. Certains disent que la GT de la marque britannique n'est pas une "vraie" Lotus, mais ceci n'est rien d'autre qu'une rumeur !


Une GT peu discrète.


À sa sortie, la Lotus Evora reprenait les codes de GT ayant disparus avec l'Esprit en 2004 : habitacle recouvert de cuir, confort accru, dessin plus doux, ... Mais la grosse nouveauté était les deux places supplémentaires ! Au fil des années, plusieurs déclinaisons ont vu le jour telles que l'Evora S, la radicale GT430 ou encore la GT410 Sport apparue en 2018. Arrivée deux ans après, c'est sur cette même base que la GT410 voit le jour. Plus confortable et plus facile à vivre au quotidien, c'est selon Lotus, le daily parfait. Je vous l'accorde, au quotidien il y a plus praticable, mais aucun n'aura autant de charme que cette Evora !


Commençons par cette face avant. À la fois élégante, elle se veut aussi racée grâce à ces imposantes prises d'air recouvertes de carbone ou encore ce "capot" coupé en deux reprenant les codes stylistiques de la marque.

Suivons maintenant cette ligne qui, partant du feux, longe l'Evora avec finesse tout en surplombant les belles jantes , de 19" à l'avant et 20 " à l'arrière. Ces dernières laissent d'ailleurs apparaitre des étriers AP Racing rouges à 4 pistons ainsi que d'énormes disques de freins de 370mm à l'avant et 350mm à l'arrière. De quoi assurer un freinage digne de ce nom dans toutes les situations !


À l'arrière, on oublie l'élégance. Le large diffuseur divisé par la sortie d'échappement et les sorties d'air latérales en carbone, nous font comprendre que même si c'est une GT, elle n'est pas là pour rigoler. Mais malgré tout ces appendices aérodynamiques, la GT410 échange tout de même son hayon en carbone contre un hayon vitré offrant plus de visibilité.


Extérieurement, cette Evora ne laisse pas indifférent. Ses courbes attirent l'œil et détournent le regard, et le mien en premier. À la fois élégant et agressif, le dessin de cette Evora est, je trouve, particulièrement réussi.


Habitacle raffiné.


Si vous êtes habitués aux Elise et Exige, vous serez étonnés de ne pas retrouver de châssis apparent ni de large seuil de porte dans l'habitacle de cette Evora. Car oui, une GT c'est fait pour rouler, mais rouler confortablement. Et ça tombe bien car, même si l'habitacle reste simple, il est totalement différent et beaucoup mieux fini que ceux de ses petites sœurs.


Les parties en aluminium laissent donc place au cuir ou, comme ici, à l'alcantara. On en retrouve partout : sur la planche de bord, les panneaux de portes, les très beaux baquets Sparco chauffants ou encore sur les "sièges" arrières. Car comme dit plus haut, l'Evora offre la possibilité de devenir une 2+2, où seuls les plus petits pourront s'y glisser, à l'aide de sièges scratchables. Alors certes, c'est spartiate mais pouvoir les enlever peut s'avérer bien pratique si l'on ne transporte personne et que l'on souhaite accroître la capacité de chargement sans abimer les sièges.


Parlons en d'ailleurs, même si cette Evora est une GT, le fait de ne pas avoir de compartiment à l'avant réduit le volume de coffre qui est tout de même plus grand que le reste de la gamme (160L). En revanche, le confort est accru et l'on est bien mieux assis que dans l'Elise essayée il y a peu. L'habitacle de l'Evora est relativement bien fini et dispose de plus de rangements ainsi que de tout ce dont on a besoin pour se sentir à l'aise et profiter de la route comme il se doit ! Sur les deux jours de route, aucune douleur n'ont été constatées ni au dos, ni à la tête et ce grâce à une insonorisation revue par Lotus sur cette GT410.


Côté multimédia, l'Evora profite d'un écran Alpine de 7"certes basique, mais faisant correctement le travail qu'on lui demande. Il dispose d'un GPS, d'Apple CarPlay et Android Auto mais aussi d'une caméra de recul. J'aurai juste souhaité une deuxième prise USB, la seule présente est placée dans la boîte à gants et ce n'est pas ce qu'il y a de plus pratique.


Motorisation.


L'Evora GT410 reçoit strictement le même bloc que la GT410 Sport. Elle embarque donc le V6 3.5l, d'origine Toyota, suralimenté par un compresseur qui délivre une puissance de 416ch et 420 Nm. Grâce à lui, l'Evora GT410 avale le 0/100 km/h en 4.2 petites secondes et atteint une vitesse maxi de 275 km/h !

Proposée de série en boîte manuelle, une boîte automatique est aussi disponible en option. Toutes deux disposent de 6 rapports. Notez que la boîte manuelle vient directement avec un différentiel à glissement limité.


Oui c'est bien beau tout ça mais la philosophie Lotus, est-elle présente ? Et bien oui !

J'ai retrouvé le plaisir que j'ai eu au volant de l'Elise, un comportement précis avec lequel on ressent tout ce qui passe sous les trains. Même si l'Evora se dote de la direction assistée,

elle reste discrète et ne donne pas le sentiment d'être aidé électriquement ce qui offre, volant en main, un feeling superbement retranscrit.


La GT410 se veut plus confortable que la GT410 Sport notamment grâce à des suspensions moins fermes mais aussi au régulateur de vitesse qui vient de série sur cette version. Néanmoins, les performances restent au rendez-vous. Sur routes sinueuses elle se comporte merveilleusement bien et reste stable malgré ses 1331 kg en boîte automatique. Je suis toujours aussi fan de l'effet que procure le compresseur, ce sentiment de poussée en continu est impressionnant !

Plusieurs modes de conduite sont présent : "confort", Sport ainsi que Race.

Le mode "confort" est parfait pour cruiser : les valves sont, de base, fermées jusqu'à 4000 tr/min. En mode Sport les valves s'ouvrent et les passages de rapports se font plus rapidement et pour finir, le mode Race avec le quel toutes les aides se déconnectent.

Il est bien évidement possible d'ouvrir les valves en mode "confort" ou même de les fermer en mode Sport. Mais ce que j'ai le plus apprécié c'est le son que produit ce V6. Rauque à bas régime, il transforme l'âme de l'Evora passé les 4000 tr/min ! On a l'impression de réveiller la bête, et c'est le cas !


Tarifs.


Proposée 11 000 € moins chère que l'Evora GT410 Sport, la GT410 dépasse la barre des 100 000 € neuve hors options.

Son V6 lui fait, malheureusement, écoper du malus maximal de 20 000 €. Cependant, elle ne prendra pas en compte l'inflation de ce dernier en 2021 car elle sera retirée du catalogue en fin d'année. L'Evora prendra sa retraite après 12 longues années passées dans la gamme tout en laissant place à un nouveau modèle qui n'a pas encore été dévoilé.

Ce futur modèle qui, selon mes sources, mélangera la gamme actuelle : l'Elise, l'Exige et l'Evora sera donc surement un modèle encore une fois efficace sur circuit mais qui s'aura aussi vous offrir un confort digne d'une GT.

Le modèle présenté ici est une Lotus Evora GT410 affichée à 105 859 €.


Options et accessoires présents :

Sièges alcantara : 2 260 €.

Peinture "Metallic Black" : 1567 €.

Boîte automatique : 2 555 €.


À la conquête du Luxembourg !


Si le premier road trip s'est déroulé entre le Luxembourg et l'Alsace, il s'est cette fois ci concentré sur le petit pays européen. Réjouis de découvrir ce qu'a à offrir ce pays, dont je ne connaissais que la capitale, j'ai proposé à mon ami Steven de m'accompagner durant ces deux jours. C'était aussi l'opportunité de lui faire découvrir la marque ainsi que leurs modèles et il en était ravi !


On est donc parti d'Alsace tôt le matin : 3h de route jusqu'à la concession. Arrivé sur place, M. Delaive nous a accueilli avec un bon café, de quoi nous réveiller un peu avant de reprendre la route ! Ce dernier m'avait proposé de suivre un roadbook traversant une grande partie du pays par des petites routes, après avoir pris le temps de découvrir l'appareil nommé Tripy II. C'est une sorte de GPS utilisé par les motards, les coureurs du Paris-Dakar ou encore dans des évènements tel que le Tour Auto, dans lequel on rentre des road books déjà crées au préalable. La particularité c'est la façon dont sont annoncées les directions. Seuls le "logo" du type d'intersection et la distance qui nous sépare de cette dernière sont affichés. Il est aussi possible d'afficher une carte mais elle n'est pas très précise et est moins fun à utiliser.


Après ce court briefing il était temps d'aller chercher l'Evora et de prendre la route vers le premier itinéraire, direction Arlon en Belgique ! Pour rejoindre le point de départ plus rapidement on a prit l'autoroute. Premier constat, valves fermées et régulateur enclanché, l'Evora est très agréable. On sent qu'il serait possible d'avaler les kilomètres sans problème. Mais nous n'étions pas là pour ça, on voulait des routes sinueuses ! Et ça tombe bien car, à peine arrivés à l'itinéraire, on découvre de très belles routes et qui plus est en bon état.

Ce jour là, la pluie s'était invitée, la campagne luxembourgeoise était presque transformée en Angleterre avec toute cette brume et vastes étendues occupées par les vaches. Le paysage parfait pour notre Evora !

Peu de temps après, nous sommes arrivés face au château d'Ansembourg. On s'y est donc arrêtés pour faire une courte pause et prendre quelques clichés.

Ensuite nous avons continué à suivre le road book qui nous a fait passer par de belles forêts. Les feuilles déposées sur la route volaient derrière l'Evora, un peu comme dans une scène au ralenti ...

Plusieurs dizaines de kilomètres plus tard, l'itinéraire se terminait face à un restaurant : le Restaurant V8. Étant donné qu'il n'était pas encore l'heure de dîner, on s'est rendu à nôtre hôtel pour se reposer et planifier le deuxième jour de ce road trip luxembourgeois.


La nuit a été courte, il était déjà temps de reprendre la route. Tradition oblige, j'ouvre les valves et démarre la bête. Aaah ... quoi de mieux pour se réveiller (hormis un bon café) qu'un bruyant démarrage à froid ?

Deuxième jour, deuxième itinéraire. Celui-ci faisait 128 km, de quoi s'occuper une grande partie de la journée ! On commence par aller laver l'Evora. Chose qui n'a servi strictement à rien étant donné qu'on a aperçu un château sur les hauteurs d'un petit village. Il fallait donc qu'on s'aventure hors du road book sur une petite route grimpant jusqu'à ce dernier. Arrivé au sommet, on découvre l'étendue des "dégâts". Notre Evora était destinée à être sale.

Après une longue séance photo et un peu de retard sur la journée, on a décidé de repartir sur la route. Je ne vous ai pas parlé d'une chose, le plaisir qu'on a prit au volant de l'Evora. C'était juste dingue de se "promener" sur toutes ces routes sinueuses valves ouvertes et mode sport activé ! Le son de l'échappement se propageant sur les murs de pierre dressés contre la forêt est juste magique ! Est-ce qu'on a fait les 3/4 du road trip fenêtres ouvertes ? Bah oui quelle question ?!


Quelques kilomètres plus loin, nous nous sommes arrêtés au bord de la Moselle qui longe étonnamment la Route du Vin. Moi qui quitte l'Alsace pour être dépaysé pendant deux jours, il fallait que je tombe sur une route qui possède le même nom que la route alsacienne la plus connue !

On a donc continué le road book jusqu'à ce se rapprocher de Luxembourg Ville où l'on a changé de cap pour se diriger vers la concession.

Et c'est là dessus que notre road trip au Luxembourg s'est achevé. Ce fut deux journées bien chargées mais débordantes de passion et de sourires ! Sachez que les storys faites durant l'essai sont à retrouver en story à la une sur mon compte Instagram.


Si l'Evora ne fait pas l'unanimité auprès des passionnés de la marque, elle m'a personnellement charmé. Lotus a su faire une GT tout en gardant le savoir faire et les gènes de la marque. Cette Evora GT410 allie sportivité, classe et confort pour permettre de voyager et de monter sur le circuit le plus proche une fois arrivé à destination.

Profitez-en car je vous rappelle que ce modèle disparaitra du catalogue en cette fin d'année.


Ce véhicule est à retrouver chez Lotus Luxembourg. Un énorme merci à eux et au groupe Arnold Kontz pour leur confiance et le prêt du véhicule. Merci aussi à Carl Knights, vous aurez la référence si vous avez bien observé les clichés ;)

Alsace, France

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