ESSAI Lexus ES 300h : au niveau d'une allemande ?

Après l'essai de l'SUV urbain de Lexus, place à la berline ES. Uniquement réservée aux marchés japonais et américains, l'ES nous a rejoins en Europe lors de sa refonte en 2018. La 7è génération de la berline fait donc son apparition chez nous et s'offre deux restylages au cours de sa carrière, le dernier étant tout récent. Mais trêve de bavardages, passons à la présentation !


Discrétion gracieuse.


Impossible de rester de marbre devant cette face avant et cette grand calandre très caractéristique de la marque. Redessinée pour ce restylage, son design est particulièrement réussi et donne de suite un look statutaire à l'ensemble. Dissimulés derrière le monogramme, les capteurs d'aides à la conduite ne nuisent pas au dessin de la face avant.

Aux extrémités, les blocs optiques à LED effilés se dotent d'une signature lumineuse en forme de "L" très répandue sur les modèles Lexus. Le long capot donne lui, une fois au volant, l'impression de conduire une grande berline à l'américaine. Et ça tombe bien car c'est le cas. Cette ES mesure pas moins de 4,97m de long ainsi qu'1m86 de large pour 1,44m de haut !


Lorsque l'on se décale sur son profil, on aperçoit ces belles jantes de 18" très légèrement chromées qui, accompagnées du contour de vitre, donnent un côté premium au véhicule sans être "too much". Sur la finition la plus haut de gamme "Executive" il est possible, en option, d'équiper l'ES de rétroviseurs par caméra. Ces derniers seront donc plus fins et épureront le design extérieur au détriment de l'intérieur où deux écrans feront surface de part et d'autre de la planche de bord.


Admirez cette ligne de coupé. De profil, l'ES est tout bonnement gracieuse. Plongeant, sont toit se dissimule parfaitement dans le becquet achevant la course du toit. Juste en dessous, on retrouve un bandeau chromé longeant le véhicule et surplombant les optiques à LED. Plus discret, l'arrière reste cohérent avec l'ensemble et achève parfaitement le tour du véhicule.



Vous avez dit confort ?


C'est une fois être monté à bord que l'on comprend pour quel type d'usage l'ES a été créé : transporter des passagers. Pour commencer, on retrouve de sublimes assises en cuir semi-aniline de couleur camel aux finitions particulièrement travaillées. Réglables électriquement, ces dernières sont aussi chauffantes et ventilées à l'avant pour plus de confort.


Une fois installé, on découvre une planche de bord vêtue de cuir noir contrastant avec le beige des sièges. Des inserts en bois de noyer viennent donner une touche de couleur supplémentaire à l'habitacle notamment sur le volant également chauffant.

Tout est bien assemblé et le mélange des matériaux se fait parfaitement comme sur les panneaux de portes où cuir, bois et inserts en alu se marient. Plus bas, on retrouve ce qui est pour moi l'une des plus belles pièces de cet habitacle : la poignée de porte. Oui oui vous avez bien lu. Reprise du coupé LC 500, cette dernière est superbement travaillée et paraît flotter dans l'air à l'image d'une plume.


Le toit ouvrant apporte de la luminosité et accroît l'esprit de sérénité se dégageant de cet intérieur pour que les passagers s'y sentent bien. Et compliqué de ne pas être à l'aise lorsque l'on est installés à l'arrière de cette ES. Outre une excellente habitabilité avec un espace aux jambes conséquent, les passagers arrières ont accès, sur la finition la plus haute, à un panneaux de contrôle situé sur l'accoudoir central. Il permet par exemple de régler la climatisation, l'inclinaison de la banquette bien évidement chauffante, le volume de la radio ou encore le store arrière électrique.

D'autres stores manuels sont situés sur les vitres latérales pour se protéger entièrement du soleil ou être plus au calme. Si avec ça vous n'êtes toujours pas correctement installés, il vous suffira d'avancer le siège avant passager à l'aide des boutons situés à sa gauche.

Vous l'aurez comprit, il est possible de voyager tel un président !



L'hayon électrique laisse apparaitre un coffre disposant d'un volume de 454 L. Celui-ci est relativement grand en apparence, on y place facilement deux grandes valises mais on s'attend tout de même à un peu plus sur une berline de quasi 5m.



Si cet habitacle est superbe, quelques éléments sont un petit peu datés comme les graphismes du combiné numérique de 7" qui ne sont pas à la hauteur de ce qui se fait chez les concurrents. En revanche, il se montre très complet et intuitif. Les menus, contrôlables par la commande au volant, affichent une multitude d'informations sur le véhicule et la conduite. Sur certaines finitions, il peut être accompagné d'un affichage tête haute regroupant les informations principales.


Le second écran est situé au centre de la planche de bord. Anciennement, la seule façon de naviguer au travers des menus était le pad tactile situé sur la console centrale. Depuis le dernier restylage, l'écran de 8 ou 12.3" en fonction de la finition, a été rapproché et est devenu tactile facilitant donc son utilisation tout en le rendant plus ergonomique.

Sur ce dernier, on retrouve un système d'info-divertissement, certes complet, mais qui accuse son âge, surtout après avoir aperçu le tout nouveau système dans le dernier NX. On aurait souhaité le voir apparaitre dans l'ES. Heureusement Apple CarPlay et Andoid Auto sont là pour sauver la mise !


En terme de connectique, l'ES est plutôt bien servie. On retrouve deux prises USB à l'avant, deux USB-C à l'arrière et bien évidement il est aussi possible de connecter son téléphone en Bluetooth ou encore le charger sur le chargeur à induction disposé dans l'accoudoir central.

L'application Lexus Link permet elle de planifier des trajets à l'avance, de récupérer des données sur votre conduite ainsi que bien d'autres fonctionnalités.


L'ES m'a agréablement surpris lorsque j'ai vu qu'elle disposait d'une fonctionnalité qui se fait de plus en plus rare sur nos nouveaux véhicules : un lecteur CD. De quoi vous permettre d'écouter vos meilleurs morceaux de bien des manières sur l'un des deux systèmes audio proposés sur la berline. Le premier de 10 haut-parleurs de la marque Pioneer est présent sur les deux premières finitions. Les deux plus haut de gamme embarque, elles, un système audio Mark Levinson à 17 haut-parleurs.


Bien entendu énormément d'aides à la conduite sont présentes tel que le régulateur adaptatif, la lecture des panneaux, l'avertisseur d'angle mort, le freinage d'urgence, le maintient dans la voie octroyant le niveau de conduite autonome de niveau deux de série à l'ES. Sur les finitions les plus hautes on retrouve aussi la caméra à vision 360° pour faciliter les manœuvres, je peux vous assurer que ce n'est pas de trop avec un véhicule de presque 5m !



Sous le capot.


L'ES 300h embarque une motorisation essence de 2.5 L accompagnée d'une autre électrique pour un total de 218 ch et 221 Nm de couple. Cela parait un peu faiblard au vu du gabarit et du poids du véhicule (~1740 kg) mais à l'utilisation je n'ai pas ressenti de manque de puissance et cela est amplement suffisant.

En terme de consommation, j'ai terminé l'essai avec une moyenne de 6.2 contre les 5.5 l/100km annoncés. Cela est plutôt bon étant donné son poids, que j'avais tout de même le pied lourd et que je ne faisais pas spécialement attention à rouler en écoconduite.


L'avantage de ce type d'hybridation est que l'on n'a pas besoin de brancher le véhicule à une borne. La recharge se fait automatiquement en roulant lors des freinages et ralentissements. Le passage à l'électrique est géré par la voiture qui l'activera très régulièrement afin d'économiser le maximum de carburant. En ville, si l'on accélère pas fortement, l'ES passe la majorité du temps en électrique, ce qui est très agréable notamment en centre-ville.

Il est tout de même possible de forcer le passage à l'électrique si la batterie est assez rechargée.



Derrière le volant.


Si cette ES s'apprécie assis confortablement aux places arrière, il est aussi très agréable de se retrouver derrière son volant où l'envie de conduire tranquillement et d'apprécier le voyage se ressent. Tout aussi confortable qu'à l'arrière, les sièges avant nous permettent d'enchainer les kilomètres sans s'en rendre compte. Les aides à la conduite y sont aussi pour quelque chose. Le maintien dans la voie est doux et le régulateur adaptatif ne nous secoue pas brusquement dans tous les sens en plus de disposer d'une fonction réduisant la vitesse en courbe si elle juge que cette dernière est trop serrée.

En terme de confort auditif, un travail sur l'insonorisation a été effectué et rend l'ES très agréable sur toutes type de route mais plus particulièrement en ville une fois le mode électrique enclanché.


Ses 218 ch, amplement suffisant au quotidien, permettent de s'insérer ou doubler sans difficulté. Si tout de même vous trouvez que cela manque de punch, il est possible d'activer le mode Sport rendant la pédale d'accélérateur plus sensible. Si au contraire, vous recherchez l'économie de carburant ainsi que d'autonomie, le mode Eco sera votre meilleur atout.


Et comme nous sommes chez Lexus, l'ES s'équipe d'une boîte de vitesse CVT à variateur, bien connue du groupe Toyota. Ce type de boite n'est pas apprécié de tout le monde mais personnellement, j'affectionne sa douceur. Et si le son des passages de rapports vous manquent, sachez qu'un mode séquentiel est disponible vous permettant d'utiliser les palettes au volant. La boîte va alors simuler des vitesses et donc permettre de conduire l'ES comme si vous aviez une boîte de vitesse classique. C'est plutôt amusant mais je trouve qu'elle s'apprécie plus en boîte automatique.


Volant en main, l'ES se conduit facilement. Sa direction légère permet de manœuvrer sans problème et ce même au centre-ville. Il manquerait peut-être un petit peu de retour d'information mais cela n'est pas l'essence même du véhicule. Sur les petites routes de campagne elle se montre très agréable et ne prend que très peu de roulis. Cela est en partie dû à la batterie située sous la banquette arrière permettant de réduire le centre de gravité tout en maximisant l'habitabilité à bord.



Tarifs.


L'entrée de gamme débute à 50 490 € et grimpe jusqu'à 65 990 € pour la finition la plus haute " Executive".

Une finition au look plus sportif nommée "F Sport Executive" est aussi proposée au tarif de 61 990€.

 

Le modèle présenté ici est une Lexus ES 300h Executive affichée à 65 990 €.


Options et accessoires présents :

Peinture métallisée "Gris de Payne" : 0 €.

 

Question tarif, l'ES se place particulièrement bien. Si à première vue le tarif parait similaire à ceux de la concurrence, on s'aperçoit rapidement que l'avantage de la Lexus se trouve dans les options. On en retrouve énormément de série sur l'entrée de gamme comme la conduite semi-autonome de niveau deux ou encore les sièges chauffants, options généralement payantes chez la concurrence.

Les options sont donc incluses directement avec la finition, plus la finition est haute plus il y en aura. Un système assez répandu chez les constructeurs asiatiques. Seuls les rétroviseurs par caméra sont en option à 2000 € sur la finition la plus haute.



Pour finir.


Vous l'aurez comprit, je suis tombé sous le charme de cette ES. Que ce soit par son design, son habitacle ou par son agrément de conduite. J'apprécie cette "exclusivité" de rouler avec un véhicule que l'on ne voit pas à chaque coins de rue. Malgré quelques petites lacunes au niveau du système multimédia, l'ES n'a rien à envier à une allemande, notamment en terme de placement tarifaire.


Je souhaite remercier la concession Lexus Mulhouse et le groupe Toys Plus pour leur confiance ainsi que le prêt du véhicule.


Je vous rappelle que mes essais sont aussi à découvrir en vidéo sur la chaine YouTube Pms-Photography - Media ! Vous retrouvez ci-dessous celui de la Lexus ES 😉